Avatar Jérémie Carrière Le 04/08/16 par Jérémie Carrière
POKEMON GO OU LA GAMIFICATION DU BIG DATA

Bienvenue à Jérémie, nouveau rédacteur en herbe pour CULTURE DATA® !
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Pour le premier billet de Jérémie, place au décryptage du phénomène Pokémon GO !

POKEMON GO, DE QUOI PARLE-T-ON ?

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Vous avez forcément entendu parler du phénomène « Pokémon GO » au cours des dernières semaines. Que ce soit via un ami, dans le cadre de votre travail ou encore lors d’un repas de famille car au moins un des enfants présents (ou adulte connecté) y joue. L’idée de ce jeu, téléchargeable sur smartphones, est d’allier le jeu vidéo Pokémon et la vie réelle des joueurs. C’est donc grâce à une alliance entre la réalité augmentée et Google Maps que vous pourrez partir à la chasse aux Pokémons près de chez vous.

Cette application lancée le 6 juillet aux Etats-Unis connait un énorme succès avec plus de 30 millions de téléchargements en deux semaines et un temps de connexion journalier, battant de loin Facebook, de 33 minutes et 25 secondes . Rien qu’avec ces résultats de connexion, cette application fait déjà des envieux mais ce n’est pas tout. Pokémon GO, en deux semaines, est également devenu l’application la plus rentable (gain de plus de 30 millions d’euros ) grâce à l’achat de monnaie virtuelle pour évoluer plus vite dans le jeu.

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LA FOLIE POKEMON GO, C’EST AUSSI UNE HISTOIRE DE DATA

Pokémon GO n’est pas seulement un jeu, c’est en premier lieu une mine d’or de données avec un potentiel marketing incroyable pour beaucoup de magasins, restaurants et points de vente.

En effet, une fois l’application téléchargée, il faut premièrement autoriser le jeu à utiliser vos données de géolocalisation mais également créer un compte. Vous avez donc le choix de créer un nouveau « compte dresseur » en fournissant vos données personnelles de base ou d’utiliser votre compte Google. Il faut également savoir qu’une fois l’application installée, l’éditeur de celle-ci sait quelles applications sont installées sur votre Smartphone (pour les comptes Google Play liés à votre compte Google). C’est donc grâce à ces trois paramètres que Niantic (ancienne filiale de Google) et Nintendo alimentent leurs bases de données et sont capables d’établir un portait « presque » complet de leurs joueurs et donc de prospects. L’entreprise affirme tout de même que l’accès au compte Google se limite seulement à quelques données (genre, prénom, nom, âge) et non aux e-mails (critique émise envers l’utilisation de l’application au début).

Avoir des données c’est bien, mais savoir les traiter c’est mieux, et c’est sûrement la base du business model de cette innovation. Imaginons que nous croisions les trois bases de données, à savoir les données personnelles, les données de géolocalisation et la lecture des applications utilisées par les joueurs. Nous pourrions alors créer des cibles bien précises de joueurs et donc de prospects. Grâce â un traitement multiple de ces données, le data analyst connait exactement les habitudes de vie, donc de consommation, des personnes d’un segment bien défini (par exemple une femme de 20 à 25 ans). Cherchons ensuite les données de géolocalisation de ce segment précis. Nous allons donc pouvoir savoir qu’une femme de 20 à 25 ans habitant à Paris se rend à son travail à 8h, rentre à 18 heures et le mardi et le vendredi passe au centre commercial sur le chemin du retour. Le mercredi, elle se rend à la salle de sport et un samedi sur deux va au restaurant. Ajoutons maintenant la lecture de ses intérêts grâce aux données des applications téléchargées sur son smartphone. En analysant que cette cible utilise Amazon, Facebook, Running + et d’autres, nous allons pouvoir connaître plus ou moins ses centres d’intérêts et placer de la publicité dans les endroits où elle se rend le plus souvent.

C’est ici même que l’acquisition et le traitement des données prend tout son sens pour votre business et son développement. Le jeu Pokémon GO est bien évidemment l’exemple parfait, mais d’autres moyens sont efficaces et souvent plus à la portée d’un tel développement (et investissement) comme l’a connu Pokémon GO. En analysant simplement les données de vos sites internet, de vos pages Facebook, des inscrits à vos newsletters, de votre programme de fidélité (si vous en avez un), vous créez de nouvelles cibles et pourrez améliorer votre force de frappe afin de développer sans cesse votre chiffre d’affaires.

Sources :
(1) et (3) « Pokémon Go, l’application qui veut tous nous attraper », Gabriel Vedrenne, 22 juillet 2016
(2) « Les premiers constats sur Pokémon GO », C.Ptique, 15 Juillet 2016

A propos de l'auteur

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Jérémie Carrière

Après un double diplôme d’une Grande École de Commerce Française et d’une Université Canadienne, Jérémie se passionne tout au long de ses expériences pour la stratégie digitale des entreprises et les nouvelles technologies (participation au start-up weekend, formation Google, veille Twitter et LinkedIn, etc.). Après deux ans d’expèrience, Jérémie s’oriente vers le monde digital et travaille plus de deux ans dans des fonctions digitales. Basé à Madrid, Jérémie se consacre au poste de Manager au sein d’Amaris, groupe de consulting international spécialisé dans le software development et dans la gestion d’infrastructures et du Big-Data.

Une remarque sur “POKEMON GO OU LA GAMIFICATION DU BIG DATA

  1. Bonjour, article très intéressant, merci ! par contre, dommage, l’illustration est presque illisible (histogramme). Du coup, je l’ai retrouvée sur le site source. et j’ai découvert slither !!! :-)

    viviane, le
    Répondre

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